Skip to main content

Le Dry January est aujourd’hui bien identifié comme un temps collectif de pause dans la consommation d’alcool.

Au-delà de l’initiative populaire, il constitue un outil de prévention reconnu, régulièrement mobilisé par les acteurs de santé publique pour favoriser une réflexion sur les usages et réduire les risques associés à l’alcool.

Alcool : de quoi parle-t-on quand on parle de prévention ?

La prévention en addictologie ne vise pas uniquement l’abstinence.
Selon les approches de santé publique, elle repose sur trois piliers :

1

Informer sur les risques réels,

dès les faibles consommations
2

Repérer précocement les usages à risque

sans juger ni stigmatiser
3

Accompagner vers des changements adaptés à chaque situation

en renforçant le pouvoir d'agir du patient dans le cadre d'une approche globale

Les autorités sanitaires rappellent que l’alcool est impliqué dans plus de 200 pathologies et troubles et qu’il représente un facteur majeur de morbidité évitable.

En France, environ 41 000 décès par an sont attribuables à l’alcool, ce qui en fait la 2ᵉ cause de mortalité évitable, après le tabac

Source : Santé publique France

Pourquoi une pause est un outil pertinent en prévention

Contrairement à une idée répandue, les actions de prévention ne reposent pas uniquement sur la durée, mais aussi sur le moment choisi.

Les travaux en sciences comportementales montrent que les changements temporaires peuvent suffire à modifier durablement certaines habitudes, en particulier lorsqu’ils sont soutenus par un cadre collectif

source : INSERM

Le Dry January agit comme :

  • un temps de rupture volontaire,

  • un moment socialement accepté pour dire non,

  • un espace d’observation de ses propres usages.

Ce que le Dry January permet d’explorer, au-delà de l’alcool

Les automatismes du quotidien

Fin de journée, repas, événements festifs, stress…
La pause permet d’identifier ce que l’alcool vient compenser ou accompagner.

Le rapport à la convivialité

De nombreuses personnes découvrent qu’il est possible de :

  • partager un moment social sans alcool,

  • tester des alternatives (boissons sans alcool, mocktails),

  • redéfinir les codes du “boire ensemble”.

La perception du bien-être

Des études observationnelles montrent que les participants rapportent souvent :

  • une amélioration du sommeil,

  • une meilleure énergie globale,

  • une diminution de l’anxiété perçue

Dry January : un levier pour la réduction des risques

Il est important de rappeler que :

  • le Dry January n’est pas un test de volonté,

  • il ne définit pas une norme,

  • il n’oppose pas consommateurs et non-consommateurs.

Dans une logique de réduction des risques, il permet :

  • de diminuer la tolérance physiologique,

  • de réduire les quantités consommées après la pause,

  • de mieux repérer les situations à risque.

Les données issues de campagnes similaires montrent que de nombreux participants maintiennent une consommation inférieure à celle d’avant janvier, même plusieurs mois après

source : Santé publique France / Public Health England

Les conduites addictives : un enjeu de santé sur le territoire

  • En 2024 en Guyane, 14% des adultes déclarent avoir dépassé les repères de consommation à risque (contre 22,2% au national),
  • cependant, des études montrent en Guyane une consommation plus intensive, avec davantage d’alcoolisations ponctuelles importantes (API), augmentant les risques d’accidents et de violences.

La consommation d’alcool s’inscrit souvent dans un ensemble plus large de conduites addictives, avec ou sans produit.

C’est pourquoi la prévention doit être globale, coordonnée et territorialisée.

Une page dédiée aux actions de prévention addiction

La CPTS Centre Littoral Guyanais développe des actions spécifiques autour des conduites addictives, accessibles ici :

Un guide parcours pour mieux orienter les patients

Afin d’accompagner les professionnels de santé dans le repérage, l’accompagnement et l’orientation des patients concernés, la CPTS a élaboré un guide sur les conduites addictives, en lien avec les partenaires du territoire.

Ce guide a été construit avec les acteurs locaux de l’addictologie afin de :

  • renforcer les connaissances des acteurs du premiers recours,

  • faciliter l’orientation,

  • renforcer le lien entre la ville et les structures spécialisées.

Sensibiliser autrement : événements et temps d’échange

La CPTS Centre Littoral Guyanais mène également des actions de terrain et sensibilise sa communauté :

1

2024 : Rencontre avec la Communauté thérapeutique de Roura

en savoir plus :
👉 https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/visite-de-la-communaute-therapeutique-de-roura/
2

2024 : Rencontre avec AKATIJ

en savoir plus :
👉https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/rencontre-entre-le-groupe-de-travail-addiction-et-lakatij/
3

2024 : Rencontre avec AGRRR

en savoir plus :
👉https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/rencontre-marquante-avec-lassociation-guyanaise-de-reduction-des-risques-agrrr/
4

2024 : Rencontre avec le Pole de Santé Mentale du CHC

en savoir plus :
👉https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/rencontre-entre-le-groupe-de-travail-addiction-et-le-pole-de-sante-mentale-du-centre-hospitalier-de-cayenne/
5

2024 : Yana Prèv’ : Parlons de la réduction des risques en addictologie

L'article est disponible ici :
👉 https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/yana-prev-luttons-contre-les-toxicomanies/
6

2024 : Yana Prèv’ : Journée mondiale de sensibilisation au Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF)

L'article est disponible ici :
👉https://www.cpts-centre-littoral.fr/blog/yana-prev-journee-mondiale-de-sensibilisation-au-syndrome-dalcoolisation-foetale-saf/
7

2025 : un afterwork dédié à la mixologie sans alcool

à destination des soignants, pour aborder la prévention de manière concrète et conviviale.
8

2025 : une soirée de sensibilisation à destination des professionnels de santé

avec un retour disponible ici :
👉 https://www.cpts-centre-littoral.fr/mission3/soiree-addiction/
9

2026 : 2e édition de notre afterwork dédié à la mixologie sans alcool.

avec un quiz pour débunker les idées reçues sur l'alcool
Nous contacter